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Textes

>> Intervention d'Arnaud Montebourg
17/12/05

>> Rénover, maintenant
10/12/05

>> Saint Thèse, je ne te rends pas grâce
23/11/05

>> Pour une nouvelle « praxis politique »
03/04

>> Pouvoir et légitimité
26/11/02

>> La coopération et la collaboration en pédagogie, un modèle pour l'action politique ?
22/11/02

>> L'arbre est dans la graine
14/11/02

 

 

Intervention d'Arnaud Montebourg le 17 décembre

Cher Gérard, cher Marc, cher(e)s camarades,

C’est un impératif familial malheureusement catégorique qui m’empêche d’être parmi vous ce matin. Je vous prie de bien vouloir m’en excuser mais il est des promesses dans la vie auxquelles il est bon de ne pas savoir renoncer. C’eût été un réel plaisir et d’une grande utilité que de participer à vos travaux après les évènements du congrès du Mans.Je veux d’abord adresser à Marc Dolez mes remerciements personnels d’avoir été du même côté que le nôtre pendant cette difficile nuit des résolutions. Nous avons partagé un moment difficile où il a fallu surmonter beaucoup d’obstacles et nous étions, Christian Paul, Thierry Mandon, Karine Berger et moi-même, heureux de pouvoir les surmonter avec lui.Je veux dire également à Gérard Filoche à quel point nombre de camarades ont apprécié son attitude combative pendant le congrès du Mans à l’encontre d’une synthèse, à nos yeux aussi inefficace qu’inutile voire peut-être lourdement contreproductive pour les intérêts du Parti et de la gauche toute entière. Nous nous sommes retrouvés là dans la sincérité des convictions qui nous avait conduit à fonder ensemble le NPS du congrès de Dijon.Nous avons fait ainsi ensemble l’analyse que l’objectif des retrouvailles du Parti Socialiste avec sa base sociale n’était toujours pas rempli trois ans après le 21 avril 2002 et quelques mois après le 29 mai 2005. Les réponses de nature politique qu’il fallait et qu’il faudra encore apporter à la crise sociale et politique du pays comme des pays membres de l’Union Européenne exigent que notre Parti accomplisse sa révolution intérieure.Ce ne sont pas les quelques malheureux amendements qui ont ramené la motion de synthèse, à quelques nuances près, au projet de 2002, ce ne sont pas les quelques concessions minuscules et apparentes sur les terrains européen, mondial, social et démocratique qui permettaient d’envoyer le message à nos électeurs que le Parti Socialiste n’était plus tout à fait celui dont ils avaient pris la décision de se détourner.Le NPS a été créé pour être cet outil de transformation du Parti Socialiste. Il devait encore accomplir sa course pour faire aboutir cet objectif difficile mais nécessaire. Autant il était fâcheux que la motion 5 que nous avons défendue soit supplantée par cette motion de synthèse. Autant il nous est apparu désastreux que l’outil que nous avions conçu, créé, développé disparaisse corps et biens dans une synthèse destinée à le passer au laminoir.Voilà pourquoi, reconstituant nos forces du NPS historique du congrès de Dijon, nous avons décidé de poursuivre le travail que le NPS a cessé d’accomplir.Nous avons, la semaine dernière, fait naître « Rénover, maintenant », que François Hollande a immédiatement reconnu comme un nouveau courant dans le Parti, occupant pleinement sa place dans le Parti mais hors la synthèse et agissant en loyauté à l’égard du futur candidat désigné par le Parti à l’élection présidentielle de 2007.Nous serons, en effet, rassemblés derrière le candidat et le projet, mais à l’inverse de nos camarades membres du pôle de la direction, nous autres, acteurs du pôle rénovateur, considérons que le débat d’orientation n’est pas clos, que la question des propositions à faire aux Français n’est pas encore pleinement traitée et qu’il est nécessaire que nous y prenions toute notre place avec la liberté qui est la nôtre.Vous adressant ce message, je ne peux que renouveler les termes des échanges que j’ai eus avec Gérard Filoche et Marc Dolez. Il serait utile que nous travaillons ensemble, il serait judicieux que, pour tirer les leçons des mauvaises expériences récentes, nous prenions le temps d’établir des règles du jeu entre nous pour, joignant nos efforts communs, poursuivre le travail que nous n’aurions pas dû cesser d’accomplir.Je reste à votre disposition pour régler l’ensemble des modalités de ce travail en commun, en vous souhaitant une belle année 2006, bien meilleure que la fin de l’année 2005.Je vous prie de recevoir l’expression de ma fidèle et chaleureuse amitié socialiste.

Arnaud Montebourg

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Rénover, maintenant

Trois ans déjà

Dès le soir de la double et terrible défaite des élections Présidentielles et Législatives de 2002, nous, Socialistes, savions le travail auquel nous devions désormais nous atteler : il fallait changer. Crise sociale, crise politique, insuffisance de renouvellement de notre projet se conjuguaient pour expliquer l’ampleur de notre défaite. Notre incapacité à admettre l’ampleur de la crise sociale nous avait résignés dans nos ambitions de réforme, ce qui nous avait coupés de notre base sociale traditionnelle. L’acceptation du cadre paralysant des institutions de la Vème république où les pouvoirs de blocage interdisent toute transformation sociale et le refus de mettre fin à l’irresponsabilité des pouvoirs présidentiels et judiciaires ajoutaient à ce sentiment d’impuissance. Enfin, dans l’impossibilité de définir clairement notre position sur les principaux enjeux de société du moment (sécurité, capitalisme et travail, immigration, discriminations, rôle de l’Etat, etc…) nous ne pouvions répondre aux préoccupations des couches modestes et populaires, ni intéresser la jeunesse au débat politique. Pour beaucoup d’entre nous, la réponse à ces échecs passait par des changements profonds dans les lignes politiques qui structurent notre Parti : cette nouvelle donne, ce projet élevé de rénovation, devait être mis en œuvre immédiatement.

Trois ans plus tard, où en sommes nous ? Congrès de Dijon ; référendum interne ; congrès du Mans. Trois ans de débats internes pour réorienter en quoi ? Le texte de la synthèse du Mans marque bien quelques inflexions, mais n’a pas opéré le changement d’axes espéré. Le réarmement de la politique devant les constats d’échec et de crise a échoué. Le Mans restera comme une nouvelle occasion manquée de rénover.

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Saint Thèse, je ne te rends pas grâce
Jacques Rodet - 23 novembre 2005

Quelques éléments sur les abandons successifs qui ont amené au reniement que fut le vote par le NPS de la synthèse du congrès du Mans. 

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Pour une nouvelle « praxis politique »
Jacques Rodet - mars 2004

Avertissement : Ce texte avait été signé de "NPS12, groupe Formation" à la demande de responsables du NPS. En fait, je suis le seul auteur de ce texte.

Présentation : Le terme « nouveau », qu’au NPS nous revendiquons à tel point qu’il est présent dans le nom même de notre groupe « Pour un Nouveau Parti Socialiste », suppose de notre part des efforts d’imagination, de créativité et de création qui bien au-delà des effets de manche ou de mode doivent refonder une pratique : notre praxis politique.

Pour cela, il est tout d’abord utile d’interroger les termes «nouveau», «imagination», et «créativité» puis de préciser ceux de «praxis» et «praxis politique». Dans un second temps, nous proposons au débat des éléments possibles pour une nouvelle praxis politique.

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Pouvoir et légitimité
Jacques Rodet - 26 novembre 2002

Présentation : Initier de nouvelles pratiques, provoquer le changement dans une structure, à fortiori dans un parti, c’est se poser la question des pouvoirs et de l’organisation de ceux-ci. C’est se questionner inévitablement sur la démocratie et la légitimité des pouvoirs.

Au risque d’agacer, je crois qu’il est essentiel, avant même de formuler des réponses, de préciser, les significations de certains termes afin d’interroger nos représentations. Il se trouve que j’ai récemment eu l’occasion dans le cadre de mon activité professionnelle d’entreprendre un travail de clarification des concepts de pouvoir et de légitimité. Je reproduis ci-après quelques extraits qui ne proposent pas de solutions concrètes mais qui sont, me semble-t-il, de nature à apporter des éléments de réflexion. En tant que tel, ce texte n’est pas propositionnel, encore moins prescriptif, mais tente de faire l’état de la question telle qu’elle est traitée par quelques auteurs qui s’y sont intéressées.

Je m’attache tout d’abord à commenter les définitions courantes du pouvoir, de l’autorité et de la légitmité. Dans un second temps, je procède à une petite recension d’écrits significatifs sur ces thèmes.

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La coopération et la collaboration en pédagogie, un modèle pour l'action politique ?
Jacques Rodet - 22 novembre 2002

Présentation : Les formules dites de " pédagogie active " sont anciennes (Piaget, Freinet, Montessori, etc.) et sont encore souvent cantonnées à des contextes quasi expérimentaux. Pourtant, l'introduction des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) qui est de plus en plus fréquente dans les dispositifs d'éducation et de formation semblent donner un rôle plus actif aux apprenants dans la gestion de leur apprentissage et dans les échanges qu'ils sont amenés à développer avec leurs pairs. Il est presque devenu courant et peut-être à la mode de parler de coopération et de collaboration.

Dans quelle mesure, ces notions de travail collectif peuvent-elles être indicatives du renouveau nécessaire de l'action politique ? L'utilisation des TIC par les militants politiques est-elle de nature à transformer leurs modalités d'échanges, de communication, de création de sens commun, bref de débats et d'actions ?

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L'arbre est dans la graine
Jacques Rodet - 14 novembre 2002

Présentation : « Les buts sont dans les moyens comme l’arbre est dans la graine ». C’est à partir de ce principe qu’affectionnait Gandhi que je souhaite apporter ma première contribution à l’aventure, ça en est une dès lors que nous refusons que tout soit écrit d’avance, du Nouveau Parti Socialiste.

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L'arbre rouge, Nicolas de Stael, 1953.

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